1 – La chèvre
La montagne est particulière.
Elle est tellement citée dans le Coran qu’on ne peut la traverser sans être touché.
Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit que la montagne d’Uhud nous aimait et que nous l’aimions en retour.
Cette immensité majestueuse a un cœur qui aime.
Elle vit.
Elle glorifie.
Elle est connectée à Dieu.
Ne nous est-il pas rapporté que les montagnes faisaient le tasbîh avec le prophète Dâwûd (David) ?
C’est ce que nous ressentons en marchant à travers elles.
À chacun de nos dhikrs, l’écho semble répondre.
À peine perceptible, mais suffisant pour faire vibrer l’âme.
Sur le chemin, un troupeau de chèvres gambade devant nous.
Leur agilité est impressionnante.
Elles semblent en parfaite harmonie avec leur environnement.
Puis une scène me coupe le souffle.
Un petit chevreau, égaré, appelle.
Sa mère, non loin, lui répond.
Sa voix le guide jusqu’à elle.
Je revis la scène intérieurement.
“Maman… aide-moi.”
“Je suis là mon amour. Suis le son de ma voix. Je ne te quitte pas.”
Le petit rejoint sa mère.
Il se blottit contre elle et murmure » merci, je t’aime maman »
Je pense à toutes les mamans qui veillent sur leurs enfants
Quelle miséricorde…
Je me rappelle alors cette parole du noble messager (paix et bénédictions sur lui) :
« Dieu a divisé Sa miséricorde en cent parts.
Une seule part a été descendue sur terre. »
C’est cette part qui inspire à une mère l’amour pour son petit.
Que réserve-t-Il donc avec les quatre-vingt-dix-neuf autres pour la vie dernière ?
Je suis rempli d’espérance.
Mais une question me traverse :
Qu’ai-je fait, moi, de cette part de miséricorde déposée en moi ?
Journal d’un TrekCoeur

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