Sous les Noms de Dieu

NB : Cet texte est la suite de l’article « Le ciel Etoilé »

Le groupe se prépare à la prière.

C’est l’heure de l’adhan.

Nous tendons l’oreille, espérant entendre l’appel venu des villages avoisinants.
Mais aucun son ne parvient jusqu’à nous.

Alors je me lève pour lancer l’appel.

Je me souviens d’une parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui) :
chaque fois que l’adhan est prononcé, toutes les créatures qui l’entendent témoignent et répondent à l’appel.

Je commence.

Ma voix s’élève dans le silence de la montagne.

Allahu Akbar…

À cet instant, une voix derrière moi murmure :

— Vous avez vu cette fumée blanche ?

Une autre répond :

— Oui… comme une lumière qui est passée devant nous.

Une troisième confirme.

Trois témoignages.

Au même moment où, intérieurement, je me rappelais que toutes les créatures répondent.

Nous ne sommes pas seuls dans cet univers à adorer Dieu.
Nous ne sommes pas seuls à L’aimer.

Nous reprenons la prière.

Et sans préméditation — tant cela s’imposait — je me mets à réciter des versets de la sourate Âl-‘Imrân :

« En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a des signes pour les doués d’intelligence ;
ceux qui évoquent Dieu debout, assis ou couchés sur leurs côtés, et qui méditent sur la création des cieux et de la terre… »

Je m’arrête sur ce mot : méditent.

Ici, dans cet environnement grandiose, il prend tout son sens.

Puis viennent ces paroles :

« Notre Seigneur, Tu n’as pas créé cela en vain. »

Comment ne pas les ressentir dans cet instant ?

Cette création reflète Ta beauté,
Ta grandeur,
Ta splendeur.

Si nous sommes bouleversés par ce que nous voyons,
que sera l’état de ceux à qui Tu dévoileras Ton Visage dans la vie dernière ?

Seigneur…
même si je n’en suis pas digne,
fais que je sois de ceux-là.

Toi seul sais combien je T’aime,
malgré mes manquements.

La deuxième rak‘ah commence.

Après le ciel, voici la montagne.

Je récite les derniers versets de la sourate Al-Hashr :

« Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l’aurais vue s’humilier et se fendre par crainte de Dieu… »

Devant moi, les montagnes se dressent, immenses.
Et je me demande :
si elles portent ce poids invisible, qu’en est-il de mon cœur ?

Les versets se succèdent, révélant les Noms sublimes :

Le Connaisseur de l’invisible et du visible.
Le Tout Miséricordieux.
Le Très Miséricordieux.
Le Roi.
Le Saint.
La Paix.
Le Protecteur.
Le Puissant.
Le Créateur.
Le Formateur.

À chaque répétition de :

Lui, Dieu…

Tout mon être répond :

Oui.
C’est Lui.

Comment douter de Son existence
quand tout autour de nous proclame Sa présence ?

Je Le remercie du fond du cœur
de m’avoir accordé la foi
et de m’avoir fait appartenir à la communauté du Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui).

Puis viennent ces paroles :

« Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Dieu… »

Le ciel.
Les étoiles.
Les montagnes.
Les créatures visibles et invisibles.

Tout chante Ses louanges.

Un rappel pour ne pas s’arrêter à la beauté de la création
au point d’oublier le Créateur.

Comment T’oublier, mon Seigneur ?
Ya Sayyidi…
Ya Rabbi…
Ya Ilahi…

Tu es là.
Tu as toujours été là.
Et Tu seras toujours là.

Je Te demande de garder mon cœur vivant
tant que je serai en vie.

Et lorsque viendra le moment de reprendre mon âme,
prends soin de moi.

Toi qui es le Roi des rois,
le Bon,
le Généreux.

Je sais que l’accueil auprès de Toi
est plus vaste que mes fautes.

Journal d’un TrekCoeur


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