Un spectacle à couper le souffle. Le sommet du Mgoun enneigé… Est-ce l’ivresse de l’altitude, le calme qui y règne, l’air pur que je respire, ou tout cela à la fois ? Mais le spectacle me fait tourner la tête et, surtout, il secoue mon âme.

Autant de beauté regroupée en un seul endroit, dans la simplicité la plus absolue.

Je reste assis sur ce caillou, exposé aux doux rayons du soleil qui me caressent avec une telle délicatesse.

Tout ici est douceur. On entend au loin une chèvre qui appelle ses petits, le chant d’un oiseau en quête de sa subsistance, une abeille qui cherche une fleur à butiner.

C’est le moment, me dis-je. Je suis juste là où il faut et j’ai autour de moi tout ce qu’il faut pour me connecter à mon Créateur.

Il est là ; tout ce qui m’entoure me le rappelle. Je lève les mains, j’ouvre mon cœur et je laisse couler mes larmes.

Je sens que chaque larme entraîne avec elle une histoire de ma vie…

Je me relève, tout léger, tout heureux de ce moment d’intimité vécu avec Celui qui entend les murmures derrière les murs.

Ça y est, j’ai compris : si la fonte des neiges est nécessaire pour donner vie à la vallée en dessous, alors les larmes le sont aussi pour donner vie à nos cœurs endurcis.

Louange à Dieu.


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